II) L'influence sur L'environnement

 Nous introduirons tout d'abord cette partie en disant que, lors d'un traitement, plus de 90% des quantités de pesticides utilisées n'atteignent pas le ravageur visé, ce qui est abérant.

 De plus, ces produits toxiques utilisés sur des surfaces à des doses/fréquences élevées sont persistants et mobiles dans le sol, ce qui veut dire qu'ils peuvent se propager sur des zones relativement vastes.

Il existe effectivement plusieurs phénomènes de dispersion, parmi eux :

les phénomènes de transfert :

  - L’adsorption est un phénomène de surface par lequel les molécules se fixent aux particules du sol. La quantité de pesticide adsorbé varie selon le type de pesticide, la nature du sol, le pH du sol…. Les pesticides s’adsorbent facilement sur des sols riches en argile ou en matière organique. Les pesticides adsorbés sont moins susceptibles de se vaporiser ou de migrer dans le sol. Ils sont aussi plus difficilement captés par les plantes.
  

  - La volatilisation est la transformation des solides ou des liquides en gaz. Ce processus peut disperser une grande partie du produit épandu dans l’atmosphère. Ce mouvement est appelé dérive gazeuse.
  

  - La dérive gazeuse de certains herbicides peut endommager des cultures voisines. Un temps chaud ou venteux accélère le phénomène de volatilisation. La dérive à l’épandage est le déplacement aérien des gouttelettes de produit phytosanitaire vaporisées lors du traitement des cultures. Ce phénomène peut entraîner les pesticides sur de grandes distances. La dérive à l’épandage dépend de : la taille des gouttelettes (plus celles-ci sont petites, plus elles seront entraînées), la vitesse du vent, la distance entre la buse de vaporisation et la plante. La dérive peut contaminer de grandes zones autour des sites traités.
  

  - Le ruissellement est l’entraînement des pesticides par l’eau sur des surfaces inclinées. Les pesticides étant soit mélangés à l’eau soit adsorbés sur les particules du sol érodé. L’infiltration est l’entraînement des pesticides par l’eau dans le sol.
  

  - L’infiltration peut se faire vers le bas, le haut ou horizontalement.
  

  - L’absorption est l’assimilation des pesticides par les plantes et les microorganismes. Une fois absorbé le composé peut être dégradé ou peut subsister dans l’organisme et être relâché dans l’environnement lorsque l’animal meurt ou que la plante se décompose.
    De plus, lors des récoltes les résidus de pesticides peuvent également être déplacés.

_ les phénomènes d'immobilisation :

 Cependant, le sol est éco-système qui possède une capacité de détoxification très élevée (réalisées principalement par les organismes biologiques de la microflore du sol ; bactéries, champignons ...).

 Les pesticides sont dégradés par les microorganismes, par des réactions chimiques et par le rayonnement solaire. La dégradation peut prendre de quelques heures à plusieurs années selon les conditions environnementales et les caractéristiques physico-chimiques du pesticide. Les pesticides qui se dégradent le plus rapidement sont ceux présentant le moins de risques pour l’environnement.
   - La dégradation microorganique
se fait par les champignons et les bactéries.
   - La
dégradation chimique
se fait par réactions chimiques dans le sol, l’eau et l’air.
   - La
photodégradation
se fait par le rayonnement solaire. La vitesse de dégradation varie selon l’intensité lumineuse et les propriétés du pesticide. Les pesticides appliqués sur les feuillages sont plus exposés au rayonnement que ceux incorporés au sol.

 Les pesticides, lorqu'ils sont déversés dans notre environnement pendants les traitements, se propagent donc et contaminent tous les compartiment de la planète (litosphère, atmosphère, biosphère...).

 

  Après leur répartition sur la surface des sols, on trouve des résidus de pesticides partout :

   

# Dans l'eau

 D'après l'institut Francais de l'environnement, on retrouverait des résidus de pesticides dans 96% des eaux superficielles (lacs, marécages ...) et dans 61% des eaux souterraines en France. Sur environ 400 substances recherchées, 201 ont été mise en évidence dans les eaux de surface et 123 dans les eaux souterraines (les herbicides sont les pesticides les plus retrouvés).

 Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est qu'il y a des pesticides dans les pluies, la neige ou encore la brume !

 

 

 Toutes ces études montrent a quel point les pesticides sont présents dans les eaux, de ce fait, les conséquences sont parfois désastreuses ;

sur les cotes bretonnes par exemple, les algues vertes prolifèrent a cause du nitrate déversé dans l'eau.

Des impacts également sur les poissons gras (thon, saumon ...) et coquillages qui sont contaminés et décèdent de maladies.

# Dans les brouillards

 Eh oui ! ils sont aussi touchés, à des quantités encore superieures  à celle des eaux de pluie, environ 140 fois la CMA (Concentration Maximum Admissible : 0,1µg/l) de l'eau potable !

 Comme nous l'avons dejà dit, les pesticides  pulvérisés sur les cultures n'atteignent pas totalement leur cible, en effet 25 a 75 % des résidus de pesticides partent dans l'atmosphère "infectant" ainsi les brouillards. Les brouillards transmettent ensuite ces résidus aux animaux, a la flore et a l'homme.

# Dans l'air

  Les pesticides peuvent s’introduire dans l’atmosphère directement lors de l’application mais aussi après leur dépôt en se volatilisant ou sous l’effet du vent.

 Actuellement, devant l’absence de normes européennes ou nationales sur les pesticides dans l’air, des associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA) ont dressé des listes régionales de molécules à surveiller. En terme de concentration hebdomadaire de l’atmosphère générale, les maxima sont la plupart du temps inférieurs à 100 nanogrammes/m3 quelles que soient la nature et la typologie du site.

 Toutefois, des concentrations allant jusqu’à 305 nanogrammes /m3 ont été enregistrées sur des sites ruraux.

 Il n'y aucune limite en ce qui concerne la propagation des pesticides dans l'air, nous donnerons par exemple la ville de Paris dont l'air, que ce soit dans des zones rurales ou en pleine agglomération, est contaminé par des résidus de pesticides ce qui montre que la contamination a grande échelle est tout a fait possible. Les résidus de pesticides proliférent en effet des zones agricoles vers le centre des villes.

 " A la station des Halles, 19 pesticides ont été mesurés contre 29 - le maximum - à Bois-Herpin, dans la Beauce. Sans surprise, les concentrations sont plus faibles en zone urbaine. Mais la pollution est bien réelle, 3 200 tonnes de pesticides étant utilisées chaque année en Ile-de-France, ce qui correspond à 2,1 kg par hectare de culture".

La France est le troisième pays utilisateur de pesticides au monde.

  Mais nous ne sommes pas les seuls a etre contaminé chaque jour, la Faune elle aussi subie les conséquences de la trop importante propagation des pesticides dans l'air. De nombreuses espèces d'abeilles ou de papillons ont été exténué (ces espèces se trouvant le plus souvent dans les champs).

 De nombreux organismes se sont d'ailleur mis en place pour défendre ces animaux contrent les pesticides,  par exemple :

 

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